Sur La Montagne
(Steven Saint-Urbain)
Je traîne dans les ruines de mes choix
Les mains tremblantes, le cœur en lambeaux
Chaque prière que je lance se brise avant d’atteindre le ciel
Et les anges ont fermé leurs yeux sur ma misère
J’ai aimé mal, j’ai trop attendu j’ai tout laissé filer
Et les fantômes de mes fautes se moquent dans l’ombre
Le vent hurle que je suis seul, et j’acquiesce
Parce que je sais qu’aucune main ne viendra me relever
La croix se tient là-haut sur la montagne
Me cramant de sa lumière qui me juge sans pitié
Des nuits, je me dis qu’elle rigole de moi
Me montrant à quel point j’ai foiré ses foutues attentes
Je tombe à genoux sur le béton glacé
Les yeux brûlants de tout ce que j’ai trahi
Si Dieu écoute, il doit se frotter les mains
Et si elle rit, la croix, alors je ris avec elle —
Parce que c’est tout ce qu’il me reste
La rédemption ? Un luxe que je ne peux plus me permettre
Tout ce que je peux faire, c’est crier dans le vent
Souffler ma honte jusqu’à ce qu’elle s’éparpille
Et continuer à avancer, même avec les yeux brûlés par sa lumière
La croix se tient là-haut sur la montagne
Me cramant de sa lumière qui me juge sans pitié
Des nuits, je me dis qu’elle rigole de moi
Me montrant à quel point j’ai foiré ses foutues attentes
La croix se tient là-haut sur la montagne
Me cramant de sa lumière qui me juge sans pitié
Des nuits, je me dis qu’elle rigole de moi
Me montrant à quel point j’ai foiré ses foutues attentes