Les Marches de l’Oratoire
(Steven Saint-Urbain)
I kneel into the stone
It is cold but not yet uncomfortable
I start with the words I was taught as a child
“Notre Père Je vous salue Marie”
They rise from my lips with rehearsed ease
Je prie pour la santé pour la chance
Des mots faciles pour ne pas trop penser
Je répète ce qu’on attend de moi
Comme si le ciel avait besoin d’habitudes
My knees ache
But my thoughts remain shallow
I pray for success for forgiveness
For all the things I don’t really believe I’ll receive
Les pierres deviennent plus dures
Mon souffle se raccourcit
Les prières perdent leur forme —
Elles se brisent en syllabes de douleur
I confess without thinking
I am afraid of dying unnoticed
Of leaving nothing but meaningless silence behind
Even my prayers feel too small to make any difference
Je demande pardon
Pas pour mes péchés
Mais pour la lâcheté de vivre à moitié
Et d’avoir fait semblant de croire
My body trembles
And the words leave my mouth before registering in my brain
What remains is not a prayer
But a plea from a place that seems foreign to me
Et sur la dernière marche
Le sang de mes genoux rejoint la pierre
Je comprends enfin
Depuis le début je ne priais pas pour être sauvé
Je priais pour la force d’accepter
Que personne ne vient
Que je dois me relever seul
Et que même dans ce silence
Il y a encore une lumière assez grande
Pour porter mon poids