Lacs Forest
(Steven Saint-Urbain)
Il y a une source que l’on croise en montant
Un simple tuyau de métal, qui murmure un filet constant
L’eau avait un goût différent de celle de la ville
Elle portait une liberté que je chercherais plus tard, fragile
On remplissait notre bidon bleu
Puis je buvais directement au tuyau
Je goûtais une vie simple, entière dans son silence
Ici, le rythme reste paisible, à Lacs Forest
Le vent joue dans les arbres, la faune s’éveille
C’est mon esprit qui ramène les fantômes
D’une vie innocente que j’ai connue, entre ces collines
La nature semblait infinie, quand j’étais enfant
On partait explorer sans souci du temps
On apprenait à courir sur les chemins de terre
Les pierres étaient des obstacles, aiguisaient nos gestes
La vie sans confort semblait curieusement douce
Nous apprenant que tout ce dont on a besoin vient de l’intérieur
Ici, le rythme reste paisible, à Lacs Forest
Le vent joue dans les arbres, la faune s’éveille
C’est mon esprit qui ramène les fantômes
D’une vie innocente que j’ai connue, entre ces collines
J’ai voulu revenir à ces temps plus simples
La montagne a voulu me retenir quand j’ai voulu partir
Mais je reviens toujours, pour retrouver mon âme
Même sans lieu précis, c’est toujours chez moi
Ici, le rythme reste paisible, à Lacs Forest
Le vent joue dans les arbres, la faune s’éveille
C’est mon esprit qui ramène les fantômes
D’une vie innocente que j’ai connue, entre ces collines
Ramène-moi à Lacs Forest
Ne serait-ce que quand je ferme les yeux
Ramène-moi à Lacs Forest
Je reviendrai toujours, même pour un seul jour